Promis, promis ! Je vous explique dès demain le pourquoi du comment des griffures qui zèbrent mes jambes, de la plaie béante qui couvre la main de l'intrépide Julie, de la noyade de feu mon téléphone portable, du sacrifice héroïque de mon bouchon de crème solaire, et bien d'autres choses encore...
Jeudi 26 juin 2008- 12h32
« AAAAAAAAAAHH !
_ Julie ! Fais gaffe au sac ! Reviens !
_ Y'a un trouuu ! C'est froiiiid !
_ Je tiens le sac, raccroches-toi !
_ Ouf ! Olala, comment on va faire ? Il y a beaucoup trop d'eau !
_ Ben je croyais que tu l'avais déjà fait ?
_ Oui, mais il y avait moins d'eau...
_ Et merde... On fait quoi alors ?
... »L'appel des geoooooorges profoooondes...
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Jeudi 26 juin 2008- 10h10
« Allez on y va !
_ Ouaaais ! A l'aventuuuuure, compagnons, nous marchons vers le donjooon... »C'est ainsi, dans la bonne humeur (et l'insouciance ?) la plus totale, que ce jeudi matin nous partîmes vers un endroit perdu où nous espérions nous baigner. L'odyssée commença par une (longue) ballade en vélo, avec la terrifiante traversée du
« tunnel aux araignées »...
1. L'antre d'Arachnée... 1C'est un tunnel, avec des araignées. Enfin selon
Julie, qui, pour me rassurer, me dit :
«Surtout, reste sur le vélo, ne pose pas les pieds par terre, et ne touche pas les parois, on ne sait jamais ce qui peut ramper dessus ». Tout à fait charmant.
2. Le maillot à pois...Après l'épreuve du « tunnel aux araignées », vinrent les
loooongues montées en vélo, la
chaleur et la
soif qui les accompagnent, et l'obligation de nous rationner en eau.
C'est donc épuisés
_ bon, ok c'est moi qui était épuisée _ que nous arrivâmes là où allait commencer le début de l'aventure à pied... en portant les vélos !
3. Le ravin du vide... 2Nous entreprîmes de marcher sur un étroit sentier bordé d'un
ravin menaçant dans lequel le
torrent rugissant semblait nous inciter de sa musique assourdissante à venir nous écraser sur ses
rochers déchiquetés.
Nous devions à plusieurs reprise faire rouler les vélos dans le caniveau remplis d'eau sur notre côté, tandis que nous marchions prudemment, veillant à ne pas perdre l'équilibre lorsque le sentier se réduisait à une
simple poutre instable. Julie, portée par le devoir qui incombe au chef d'excursion, se crût obligée de me rassurer :
«... oui alors je crois que c'est ici qu'il est tombé. Il voulait faire son malin, à prendre des risques et ne pas faire attention, et PAF il a perdu l'équilibre. Heureusement qu'un arbre l'a retenu, sans quoi il aurait été blessé ou pire... bon il est tombé sur des ronces quoi, ce ne doit pas être très agréable... mais si on fait attention, il n'y a pas de raison de tomber... »4. Les trous noirs... 3(Après avoir abandonnés les vélos)« Euh... Julie ?
_ Ouiiii ?
_ Tu sais que y'a marqué « DANGER » en gros, là... 4
_ Oh mais c'est rien, j'y suis déjà entrée, et j'en suis revenue vivante !
_ Ouais, nan mais ça me rassure ce que tu me dis là mais euh...tu crois qu'on a le droit d'enlever les poutres de fer rouillées qui barrent l'entrée de cet espèce de tunnel étroit et obscur? Tu ne crois pas que si elles sont là, c'est pour nous dissuader d'y entrer ?
_ Dissuader n'est pas empêcher ! Allez viens !
_ Ok ok, j'arrive !
...
_ Je ne vois rien !
_ Moi non plus.
_ Il finit quand ce tunnel ?
_ Ben quand il finit.
_ Ah...
_ AAAAAAAAAAAAAAAH !
_ Quoi QUOI ? Où ça ?
_ J'ai sentis un truc à mes pieds, dans l'eau...
_ *Glasp* bon, on se dépêche, hein ?
... »Après s'être arrêté un instant pour admirer le paysage 5 , vint le deuxième tunnel...6
« ...
_ AÏE !
_ Ah oui, je t'avais prévenu, faut se mettre à 4 pattes ici...
_ Roooo mais avec mon sac, vais rester coincée ici, je le sens bien...
_ Mais tu ne sais pas encore ce qui t'attends AH AH AH ! (rire sadique)
_ *AAAAAAARGH* tu es très rassurante Julie...Et tu sais que tu me bouche la vue !
_ De toute façon y'a rien à voir, il fait tout noir.
_ Quoi, tu ne vois pas encore la fin !
_ Ben non...
... »5. A Descent Into The Maelstrom...(Hey ! Julie, t'as vu ? J'ai retrouvé le mot qu'on cherchait !)Après l'épisode des cavernes obscures qui traumatiseraient un claustrophobe, nous nous préparâmes à affronter d'autres
caprices de la nature. Le défi était alors de traverser la rivière tout en veillant à ce que nos sacs ne soient pas trempés, en les portants au dessus de nos têtes. Normalement, la tâche devait nous être grandement facilitée car nous devions avoir pied...
normalement...«...
_ AAAAAAAAAAHH !
_ Julie ! Fais gaffe au sac ! Reviens !
_ Y'a un trouuu ! C'est froiiiid !
_ Je tiens le sac, raccroche-toi !
_ Ouf ! Olala, comment on va faire ? Il y a beaucoup trop d'eau !
_ Ben je croyais que tu l'avais déjà fait ?
_ Oui, mais il y avait moins d'eau...
_ Et merde... On fait quoi alors ?
_ Ben, il faut rejoindre la rive et qu'on escalade...
_ Et dire qu'on s'est trempé pour ne pas à avoir à escalader...mais on n'a pas le choix, allons-y...
... AAAAAAAH au secouuuuuurs ! Le trouuuu ! »Mais rassurez-vous chers lecteurs, je vous vois transpirer d'appréhension. Sachez qu'aucune d'entre nous n'a été noyée dans le « trou », l'affreux
maelstrom qui a presque manqué d'emporter notre précieux matériel de survie, composé de serviettes de plage, baskets, crèmes solaires, masques de plongée mais surtout...
le pique-nique ! C'est donc saine et sauve que nous avons atteint la rive_ bien que gelées jusqu'aux os_
6. Le mont Fuji...N'écoutant que notre courage, ahanant comme des porteurs d'eau, nous nous mîmes à escalader le rocher _que dis-je ?_
la falaise, qui se dressait, goguenarde, entre nos pauvres corps martyrisés par les éléments et le pays où coule le lait et le miel.
Il y a des moments où l'on se demande :
« Mais qu'est-ce que je fou ici moi ? ». C'est exactement ce que je me disais, lorsque j'étais plantée au sommet de ce rocher à regarder avec appréhension la téméraire Julie essayant de trouver un moyen de descendre, en évitant, si possible, de
se rompre le cou en glissant. Ce fut bientôt mon tour, un peu plus rassurée en apercevant en bas Julie, qui, ma foi, m'avait l'air en un seul morceau. Je crois que c'était le passage du parcours qui m'a fait peur. Je regardais en bas et me demandais
« Voyons... si je tombe bien, je serais juste blessée... et si je me casse la jambe ? Oh non pas ça ! Je ne pourrais plus faire de Taekwondo ! » Mais peu à près, nous nous trouvions saine et sauve, déjà élancées sur les pierres glissantes semées dans la rivière, qui manquaient de nous faire tomber et sentir ainsi la morsure de l'eau glacée...
Quelles sont les épreuves qui attendent encore nos deux héroïnes ?
Vont-elles survivre ? Vont-elles atteindre leur but ultime ?
Vont-elles gagner l'épreuve d'immunité ?
Vont-elles mourir dévorées par un kraken ?
Parviendront-elles à garder le pique-nique indemne ?
Qu'est-il arrivé au bouchon de crème solaire ?
Vous le découvrirez bientôt...
A SUIVRE